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Archive for décembre 2008

Une consécration amplement méritée

 

cincsentits_5601On ne pourra plus dire que les critiques du Guide Michelin se trompent toujours ou que le fameux guide distribue ses étoiles au hasard. Une des bonnes nouvelles de cette année, en Espagne, nous vient sans doute avec l’attribution de la première de ces récompenses au restaurant barcelonais Cinc Sentits.

Ce restaurant minimaliste, géré par Jordi Artal, en cuisine, et Amèlia Artal, en salle, appartient depuis longtemps à cette nébuleuse si fructueuse que quelques uns ont appelé la nouvelle cuisine catalane. C’est à dire une offre gastronomique risquée et originale, un prix inférieur a celui des grands restaurants reconnus et des jeunes chefs tout droits sortis des cuisines des grands maîtres (les Ferran Adrià, Santi Santamaría, Sergi Arola…)

Parmi cette belle génération, le style de Artal a toujours unifier avec succès une innovation intelligente et une sécurité inébranlable dans un travail de qualité sur ces produits fétiches (foie, cochinillo ibèrico, citron…). Il est vrai que, au début, il était mieux reconnu à l’étranger qu’en Espagne. Mais les choses ont changé et son effort constant sur les saveurs lui a valu cette récompense méritée.

Dans le temps, ils offraient des plats majoritairement à la carte mais, en suivant une certaine mode, il est possible maintenant de choisir entre deux (ou trois, selon les tours) menus différents. Amateurs de gastronomie, si vous passez par Barcelone n’hésitez pas à vous arrêter au Cinc Sentits. Le chupito de la maison (a base de sirop d’érable) et le millefeuille de foie gras valent le détour. Deux vrais délices.

 

Cinc Sentits. Aribau, 58. Barcelona. http://www.cincsentits.com  

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Voilà une belle histoire de Noël qui nous permet, en plus, de découvrir une bonne chanson. Lionel Neykov est un des ces millions de jeunes qui mettent des chansons en ligne sur YouTube ou MySpace. Enregistrée avec une webcam, apparemment chez lui ou dans son petit studio, Freeze My Senses va devenir une référence en Espagne, avec plus de 500.000 visites à ce jour.

Ce jeune new-yorkais de 29 ans reçoit un jour un mail d’une agence de publicité espagnole lui expliquant qu’ils voulaient sa mélodie pour une pub. Neykov n’y prêta guère attention. Ce qu’il ne savait pas c’est que l’agence en question (Ricardo Pérez Asociados) était la responsable de la pub annuel de la Loterie de l’Etat espagnol pour Noël. Un campagne publicitaire attendue comme un vrai événement culturel et esthétique en Espagne (comme la pub du cava Codorniu par exemple).

C’est que les espagnols sont devenus friands de ces pubs (incroyablement bien faites par rapport à l’affligeante nullité intellectuelle des offres françaises) qui sont faites presque comme des clips musicaux.

Voila le version YouTube + le produit final dans la pub.

 

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Eh, oui, je n’ai pas pu résister. D’un autre côté, Emma de Caunes c’est mon péché mignon (avec Gwyneth Paltrow, Elena Anaya, Natalie Portman, Jennifer Connelly, Audrey Hepburn, Grace Nelly…). Donc elle a gagné l’Image de la Semaine (c’est bientôt Noël).

 

 

emma-decaunes-playboy-decembre-2008-12

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Autant hier j’écrivais, ici même, qu’il fallait admirer l’agilité (physique et intellectuelle) dont avait fait preuve George Bush face au fameux “jeter de chaussure”, autant aujourd’hui c’est la consternation qui s’impose face au vidéo ankylosé et artificiel que nous offre la Maison Blanche. De la légèreté de la chaussure on est passé à la lourdeur de la vidéo institutionnelle de Noël. Pourtant les américains (les politiques, bien sûr) ne sont pas mauvais dans les discours que l’on pourrait appeler d’”humour pré-cuisiné”. Voyez sinon la qualité des vannes des deux derniers candidats à la Maison Blanche dans un fameux dîner de charité avec la presse. On n’oubliera pas non plus le “dîner des correspondants” annuel où l’autodérision est à l’ordre du jour. On imagine mal Sarkozy, Mitterrand, Merkel ou même Zapatero faire de même. L’humour des politiques n’est (presque jamais) à la hauteur. Pour mémoire.

Mais, dans ce cas, la limite est dépassée et l’artificialité de l’OVNI cinématographique qui nous est présenté peut se comparer, sans gêne, aux belles productions casanières de Video Gag. Sans attendre une oeuvre de Spielberg, on pouvait espérer quand même mieux au niveau des effets spéciaux.

 

A la limite, si on choisit un film produit par Barney (le chien des Bush, qui est devenu un vrai phénomène Youtube sur la toile), on préfère son film «Mordons les journalistes»

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Ce qu’il y a de significatif dans le “lancer de chaussure contre George Bush” (beaucoup aimerait que cette discipline devienne olympique) ce n’est évidemment pas l’action du bonhomme. Comme le montre les continuelles manifestations et autres revendications, ce n’est pas le seul qui ait voulu s’exercer à ce nouveau sport.

Ce qui est significatif c’est: d’un côté que Bush est moins vieux qu’il n’y parait. Il est indiscutable qu’on ne peut qu’admirer l’élasticité avec laquelle le Président des Etats-Unis évite le projectile. Brillant. Il suffit pour comprendre le geste d’imaginer François Mitterrand ou Valéry Giscard d’Estaing à sa place. Dur.

D’un autre côté, son discours postérieur montre aussi que Georges Bush n’est peut-être pas ce guignol vide que nombreux journalistes voulaient nous vendre comme un pantin qui répétait des discours qu’il ne comprenait pas. Sans être Albert Einstein, Bush arrive à bien gérer l’événement et avec une ironie remarquable prétend montrer que le “lancement de chaussure” est la preuve de l’arrivée de la démocratie en Irak. Et..qu’il est venu pour ça…pour se faire jeter des chaussures. La démocratie de la chaussure. La preuve en deux phrases. Deux fois brillant. Jugez vous mêmes.

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Tête de clown

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Pour voir d’autres oeuvres voir ce site.

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ne_vous_laissez_pas_bailloner-2 Voilà un article intéressant sur le cinéma de Guy Debord. C’est une critique du livre d’Antoine Coppola (aux Editions Sulliver) Introduction au cinéma de Guy Debord et de l’avant-garde situationniste. Comme le livre en soi, le texte est une introduction complète aux paradoxes et aux difficultés auxquelles était confronté le plus illustre des situationnistes. Toujours nécessaire en ces temps de spectacle continu.

“Le premier problème, et le plus fondamental, qui semble se poser lorsque l’on veut se confronter à Debord, est la possibilité même de parler de « ses films », de « ses écrits », de « ses actions », la possibilité de tenir un discours critique à son égard sans se sentir du même coup englobé par l’attitude même qu’il dénonce et met en exergue dans toute son œuvre, c’est-à-dire dans toute sa vie.”

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