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Archive for janvier 2009

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C’est la coutume des critiques de cinéma quand l’année touche à sa fin: les listes récapitulatives. En attendant de vous présenter ma liste prédictive pour 2009 (que je posterai dans pas longtemps), je me plie à la tradition et je vous donne ma liste des meilleurs films 2008. J’y ai inclus une “miniserie” de la chaîne HBO car les limites entre produit cinématographique et film conventionnel ne sont pas toujours claires. Surtout si l’on considère que le cinéma est en train de se développer grâce à des sentiers parallèles comme le DVD et Internet.

Quoi qu’il en soit, en cherchant bien dans mes souvenirs, je me suis rendu compte que, tout compte fait, ce 2008 ne marquera pas un avant et un après dans l’histoire du cinéma. Un bilan bien plat où ne ressortent vraiment que le dernier film des Dardenne et celui de James Gray. Il serait peut-être temps de se tourner vraiment vers le petit écran ou d’aller y chercher des sources d’inspiration.

 

Top 10 film 2008

 

1-     Le silence de Lorna de Luc & Jean-Pierre Dardenne

2-     Two Lovers de James Gray

3-     Generation Kill de David Simon

4-     Un Conte de Noël de Arnaud Desplechin

5-     Ploy de Pen-Ek Ratanaruang

6-     Hunger de Steve McQueen

7-     Valse avec Bachir de Ari Folman

8-     Shaking Tokyo de Joon-ho Bong, troisième partie du film collectif Tokyo!

9-     Gomorra de Matteo Garrone

10- I Don´t Want to Sleep Alone de Tsai Ming-Liang

 

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“Dexter , la meilleure série de l’année 2008, revient sur Canal+ jeudi soir à 20 h 50 pour une deuxième saison haletante. Les téléspectateurs vont être tenus en haleine à chacun des 12 épisodes tant notre « gentil » serial killer (interprété par le remarquable Michael C. Hall) se trouve à deux doigts de se faire pincer. Rappelons que Dexter ne trucide que les assassins impunis et que, pour autant, il n’est pas un exemple à suivre.

Malheureusement, la réalité a rejoint la fiction. La police canadienne d’Edmonton croit avoir découvert un imitateur de Dexter. Le cinéaste canadien Mark Twitchell, 29 ans, est accusé du meurtre, en octobre, d’un homme de 38 ans, John Altinger, d’après le même cérémonial que Dexter. Le corps de la victime n’a pas été retrouvé. La police assure cependant posséder suffisamment d’éléments contre l’accusé, lequel plaide non coupable. Twitchell est fan de Dexter et a rédigé un scénario correspondant au procédé du meurtre : le bourreau torture sa victime afin de lui soutirer des données personnelles de manière à rassurer les proches. La famille d’Altinger a reçu un faux courriel affirmant qu’il avait pris de longues vacances à la suite d’une extraordinaire rencontre amoureuse…”

 

Article initialement écrit par Emmanuel Berretta dans Le Point.

Repris par Le Post

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midkissfinal-2Il n’est pas toujours si facile d’assister insouciant aux projections de presse préparées avec soin par les distributeurs pour charmer les critiques. Il arrive qu’un film plombe d’entrée un radieux matin presque estival dans l’hiver barcelonais. Ce n’est pas toujours un mal. Mais la tristesse mélancolique, et quelque peu désespérée, du film encombre alors irrémédiablement une journée faite pour la joie indifférente. Avis donc aux amateurs : In search of a midnight kiss est une œuvre qu’il est préférable de voir «in the mood for blue», comme on dit. Mieux vaut éviter les dimanches solaires et choisir les vendredis plutôt mornes.

Car ce petit film touchant de Alex Holdridge distille une certaine angoisse recherchée, ce désespoir légèrement formel qui rappelle inévitablement Manhattan, de Woody Allen, ou A bout de souffle, de Godard. Ce dernier disait d’ailleurs (en parlant de Voyage en Italie) qu’avec un couple et une caméra on pouvait faire un film. C’est le cas ici où Wilson va vivre une rencontre amoureuse le soir de la Saint-Sylvestre, à la recherche de ce baiser de minuit qui permet de ne pas terminer l’année tout seul. Mais le film montre aussi une ville, Los Angeles, qui semble revenue de ses illusions. Non pas le Hollywood de A star is Born ou Pretty Woman mais plutôt de Mulholland Drive. L’envers de ce paradis qui jadis symbolisait tous les rêves; ce ressac de réalité après une nuit de vains espoirs. Car ce qui rend ce film vraiment contemporain c’est la fin du romantisme. En 2008-2009 les rencontres fortuites dans la rue, les soirées à refaire le monde, les désirs irraisonnés et irrépressibles sont autant d’aventures condamnées d’avance. C’est donc avec un fond de spleen que l’on suit l’épopée forcée et éphémère de deux jeunes texans paumés dans la ville et que l’on ressort de la salle sans vraiment savoir, à la fin, si ça valait le coup d’avoir commencé ce pseudo idylle.

Idéal pour ceux qui sont encore sensibles à la tristesse contradictoire d’une chanson heavy (le film se termine avec Wind of change), pour ceux qui aiment espérer, malgré tout, en ces temps désenchantés et pour ceux qui ont cherché à embrasser quelqu’un, à minuit, la nuit du 31 décembre. 

 

Réalisateur : Alex Holdridge

Genre : Comédie dramatique

Acteurs : Scoot McNairy, Sara Simmonds, Brian McGuire

Durée : 90 min

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