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Joe le Plombier : “les médias devraient êtres interdits des lieux de conflits”

Joe [Samuel Joseph Wurzelbacher], ce plombier qui fit irruption sur la scène politique lors de la campagne présidentielle américaine et devint la coqueluche du candidat républicain John McCain a tenté sa première expérience de célébrité médiatique avec un blog. Mais voici que Joe Wurzelbacher veut entamer une carrière de correspondant du Proche Orient.

Le voici maintenant correspondant de guerre. Joe Wurzelbacher vient d’être recruté par la webtv Pajama TV. Le patron de Pajamas Media, Roger Simon, ne boude pas son plaisir. Il vient de s’offrir le plus beau coup médiatique de ce début d’année. Sa nouvelle recrue, Joe le plombier, va jouer au correspondant de guerre pendant 10 jours en Israël.

Ses qualifications pour couvrir un conflit ? Aucune. C’est justement ce que Pajamas Media vient chercher chez Joe Wurzelbacher : « Je vais aller là-bas et voir ce que les « Joe » du coin, les gens comme moi, ont à raconter. Ce qu’ils pensent, ce qu’ils ressentent. » G.I. Joe a bien retenu la leçon dispensée par son nouveau patron.
Et Roger Simon a décidé de mettre les petits plats dans les grands. « Il aura une équipe de tournage avec lui et décidera lui-même où il veut aller. Il pourra se rendre en Cisjordanie, à Bethléem, pour enquêter sur les conditions de vie des Chrétiens qui s’y trouvent. » Autre mission de Joe : se rendre dans le sud d’Israël et aussi près que possible de la bande de Gaza.
Dès son arrivé là-bas, les choses viennent de commencer à devenir intéressantes. Wurzelbacher a critiqué les médias traditionnels qu’il accuse d’êtres partiaux et prompts à trahir les troupes, qu’elles soient israéliennes ou américaines. Citant l’exemple des deux grandes guerres où « tout le monde était en admiration devant nos troupes au cinéma », Wurzelbacher souhaite que les médias modernes soient interdits des champs de bataille.

A voir toute son analyse de comment traiter la guerre à la television:

Cette semaine l’article de la semaine est une synthèse de plusieurs articles.

Sources: Ilovepolitics, En Amerique et Le Post.

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C’est la coutume des critiques de cinéma quand l’année touche à sa fin: les listes récapitulatives. En attendant de vous présenter ma liste prédictive pour 2009 (que je posterai dans pas longtemps), je me plie à la tradition et je vous donne ma liste des meilleurs films 2008. J’y ai inclus une “miniserie” de la chaîne HBO car les limites entre produit cinématographique et film conventionnel ne sont pas toujours claires. Surtout si l’on considère que le cinéma est en train de se développer grâce à des sentiers parallèles comme le DVD et Internet.

Quoi qu’il en soit, en cherchant bien dans mes souvenirs, je me suis rendu compte que, tout compte fait, ce 2008 ne marquera pas un avant et un après dans l’histoire du cinéma. Un bilan bien plat où ne ressortent vraiment que le dernier film des Dardenne et celui de James Gray. Il serait peut-être temps de se tourner vraiment vers le petit écran ou d’aller y chercher des sources d’inspiration.

 

Top 10 film 2008

 

1-     Le silence de Lorna de Luc & Jean-Pierre Dardenne

2-     Two Lovers de James Gray

3-     Generation Kill de David Simon

4-     Un Conte de Noël de Arnaud Desplechin

5-     Ploy de Pen-Ek Ratanaruang

6-     Hunger de Steve McQueen

7-     Valse avec Bachir de Ari Folman

8-     Shaking Tokyo de Joon-ho Bong, troisième partie du film collectif Tokyo!

9-     Gomorra de Matteo Garrone

10- I Don´t Want to Sleep Alone de Tsai Ming-Liang

 

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“Dexter , la meilleure série de l’année 2008, revient sur Canal+ jeudi soir à 20 h 50 pour une deuxième saison haletante. Les téléspectateurs vont être tenus en haleine à chacun des 12 épisodes tant notre « gentil » serial killer (interprété par le remarquable Michael C. Hall) se trouve à deux doigts de se faire pincer. Rappelons que Dexter ne trucide que les assassins impunis et que, pour autant, il n’est pas un exemple à suivre.

Malheureusement, la réalité a rejoint la fiction. La police canadienne d’Edmonton croit avoir découvert un imitateur de Dexter. Le cinéaste canadien Mark Twitchell, 29 ans, est accusé du meurtre, en octobre, d’un homme de 38 ans, John Altinger, d’après le même cérémonial que Dexter. Le corps de la victime n’a pas été retrouvé. La police assure cependant posséder suffisamment d’éléments contre l’accusé, lequel plaide non coupable. Twitchell est fan de Dexter et a rédigé un scénario correspondant au procédé du meurtre : le bourreau torture sa victime afin de lui soutirer des données personnelles de manière à rassurer les proches. La famille d’Altinger a reçu un faux courriel affirmant qu’il avait pris de longues vacances à la suite d’une extraordinaire rencontre amoureuse…”

 

Article initialement écrit par Emmanuel Berretta dans Le Point.

Repris par Le Post

midkissfinal-2Il n’est pas toujours si facile d’assister insouciant aux projections de presse préparées avec soin par les distributeurs pour charmer les critiques. Il arrive qu’un film plombe d’entrée un radieux matin presque estival dans l’hiver barcelonais. Ce n’est pas toujours un mal. Mais la tristesse mélancolique, et quelque peu désespérée, du film encombre alors irrémédiablement une journée faite pour la joie indifférente. Avis donc aux amateurs : In search of a midnight kiss est une œuvre qu’il est préférable de voir «in the mood for blue», comme on dit. Mieux vaut éviter les dimanches solaires et choisir les vendredis plutôt mornes.

Car ce petit film touchant de Alex Holdridge distille une certaine angoisse recherchée, ce désespoir légèrement formel qui rappelle inévitablement Manhattan, de Woody Allen, ou A bout de souffle, de Godard. Ce dernier disait d’ailleurs (en parlant de Voyage en Italie) qu’avec un couple et une caméra on pouvait faire un film. C’est le cas ici où Wilson va vivre une rencontre amoureuse le soir de la Saint-Sylvestre, à la recherche de ce baiser de minuit qui permet de ne pas terminer l’année tout seul. Mais le film montre aussi une ville, Los Angeles, qui semble revenue de ses illusions. Non pas le Hollywood de A star is Born ou Pretty Woman mais plutôt de Mulholland Drive. L’envers de ce paradis qui jadis symbolisait tous les rêves; ce ressac de réalité après une nuit de vains espoirs. Car ce qui rend ce film vraiment contemporain c’est la fin du romantisme. En 2008-2009 les rencontres fortuites dans la rue, les soirées à refaire le monde, les désirs irraisonnés et irrépressibles sont autant d’aventures condamnées d’avance. C’est donc avec un fond de spleen que l’on suit l’épopée forcée et éphémère de deux jeunes texans paumés dans la ville et que l’on ressort de la salle sans vraiment savoir, à la fin, si ça valait le coup d’avoir commencé ce pseudo idylle.

Idéal pour ceux qui sont encore sensibles à la tristesse contradictoire d’une chanson heavy (le film se termine avec Wind of change), pour ceux qui aiment espérer, malgré tout, en ces temps désenchantés et pour ceux qui ont cherché à embrasser quelqu’un, à minuit, la nuit du 31 décembre. 

 

Réalisateur : Alex Holdridge

Genre : Comédie dramatique

Acteurs : Scoot McNairy, Sara Simmonds, Brian McGuire

Durée : 90 min

Cinc Sentits

Une consécration amplement méritée

 

cincsentits_5601On ne pourra plus dire que les critiques du Guide Michelin se trompent toujours ou que le fameux guide distribue ses étoiles au hasard. Une des bonnes nouvelles de cette année, en Espagne, nous vient sans doute avec l’attribution de la première de ces récompenses au restaurant barcelonais Cinc Sentits.

Ce restaurant minimaliste, géré par Jordi Artal, en cuisine, et Amèlia Artal, en salle, appartient depuis longtemps à cette nébuleuse si fructueuse que quelques uns ont appelé la nouvelle cuisine catalane. C’est à dire une offre gastronomique risquée et originale, un prix inférieur a celui des grands restaurants reconnus et des jeunes chefs tout droits sortis des cuisines des grands maîtres (les Ferran Adrià, Santi Santamaría, Sergi Arola…)

Parmi cette belle génération, le style de Artal a toujours unifier avec succès une innovation intelligente et une sécurité inébranlable dans un travail de qualité sur ces produits fétiches (foie, cochinillo ibèrico, citron…). Il est vrai que, au début, il était mieux reconnu à l’étranger qu’en Espagne. Mais les choses ont changé et son effort constant sur les saveurs lui a valu cette récompense méritée.

Dans le temps, ils offraient des plats majoritairement à la carte mais, en suivant une certaine mode, il est possible maintenant de choisir entre deux (ou trois, selon les tours) menus différents. Amateurs de gastronomie, si vous passez par Barcelone n’hésitez pas à vous arrêter au Cinc Sentits. Le chupito de la maison (a base de sirop d’érable) et le millefeuille de foie gras valent le détour. Deux vrais délices.

 

Cinc Sentits. Aribau, 58. Barcelona. http://www.cincsentits.com  

Voilà une belle histoire de Noël qui nous permet, en plus, de découvrir une bonne chanson. Lionel Neykov est un des ces millions de jeunes qui mettent des chansons en ligne sur YouTube ou MySpace. Enregistrée avec une webcam, apparemment chez lui ou dans son petit studio, Freeze My Senses va devenir une référence en Espagne, avec plus de 500.000 visites à ce jour.

Ce jeune new-yorkais de 29 ans reçoit un jour un mail d’une agence de publicité espagnole lui expliquant qu’ils voulaient sa mélodie pour une pub. Neykov n’y prêta guère attention. Ce qu’il ne savait pas c’est que l’agence en question (Ricardo Pérez Asociados) était la responsable de la pub annuel de la Loterie de l’Etat espagnol pour Noël. Un campagne publicitaire attendue comme un vrai événement culturel et esthétique en Espagne (comme la pub du cava Codorniu par exemple).

C’est que les espagnols sont devenus friands de ces pubs (incroyablement bien faites par rapport à l’affligeante nullité intellectuelle des offres françaises) qui sont faites presque comme des clips musicaux.

Voila le version YouTube + le produit final dans la pub.

 

Eh, oui, je n’ai pas pu résister. D’un autre côté, Emma de Caunes c’est mon péché mignon (avec Gwyneth Paltrow, Elena Anaya, Natalie Portman, Jennifer Connelly, Audrey Hepburn, Grace Nelly…). Donc elle a gagné l’Image de la Semaine (c’est bientôt Noël).

 

 

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